Hiver 2013

Religion et Bible

Dieu et la violence

David Hulme

Si Dieu personnifie l’amour, pourquoi le livre de l’Apocalypse le dépeint-il en train de combattre ? S’il est tout-puissant, pourquoi n’empêche-t-il pas les guerres ? Cela fait des millénaires que « le problème du mal » fait l’objet d’âpres discussions. Comment mieux comprendre le rapport de Dieu avec la violence ?

Où était Dieu quand les « grands dictateurs » du siècle dernier faisaient périr des millions d’innocents, en grande partie leurs compatriotes ? Lorsque, dans les années 1920 et 1930, Staline éliminait 5 à 9 millions de sa population, victimes de sanctions arbitraires ou voués à mourir de faim au nom de quotas autorisés, et lorsque Hitler approuvait l’extermination systématique de 11 millions d’hommes, de femmes et d’enfants innocents, dont plus de la moitié étaient juifs, Dieu regardait-il ailleurs ? Que penser de l’élimination impitoyable de 70 à 80 millions de Chinois sous le joug de Mao Tsé-toung ? Dieu n’en avait-il rien à faire ?

« Avec les armes monstrueuses dont l’homme dispose déjà, l’humanité risque d’être piégée dans ce monde par ses adolescents de la morale. Nos connaissances scientifiques ont visiblement devancé nos capacités à les maîtriser. »

General Omar N. Bradley, Allocution lors de la commémoration de l’armistice, 1948

La question délicate de la « théodicée », c’est-à-dire du rapport de Dieu avec le mal, continue de nous tourmenter. L’incapacité à résoudre « le problème du mal » a détourné de Dieu un grand nombre de personnes.

L’un des aspects les plus curieux et les plus troublants de la Bible tient à l’impression que Dieu approuve la violence dans certains cas. C’est même vrai à l’égard de son propre fils. Pourquoi un Dieu d’amour laisserait-il son fils subir l’une des morts les plus atroces ? Alors qu’il était sur la croix, Jésus s’est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27 : 46). Son Père l’avait-il vraiment abandonné ?

Comment un Dieu qui se dit un Père aimant peut-il tolérer la violence et ne pas empêcher la souffrance ?

APOCALYPSE ET VIOLENCE

L’inquiétant livre de l’Apocalypse, ainsi que l’idée que Jésus-Christ revenu sur terre renversera brutalement un système humain religieux, politique et économique à l’échelle planétaire, apparaissent à certains chercheurs comme un encouragement à la violence au nom de Dieu. « Je n’oserais pas dire que [l’Apocalypse] est un message efficace, que ce soit pour les gens en difficulté dans ce monde ou pour ceux qui espèrent un monde meilleur, car la violence qui y est commise – à l’encontre non pas d’oppresseurs, mais des impurs selon ce texte – est plutôt extrême. Et si quelqu’un voulait se prendre pour la main de Dieu et décidait d’aller aussi loin, il pourrait voir dans ce texte – certains l’ont fait – une autorisation d’agir avec une certaine violence », déclarait à Vision David Frankfurter, de l’université de Boston. Il est sous-entendu ici que Dieu serait agressif à des fins néfastes.

Les professeurs d’études religieuses Judith Kovacs et Christopher Rowland admettent cette vision critique de l’Apocalypse à laquelle beaucoup souscrivent : « Son énumération de désastres et de destructions, apparemment avalisés par Dieu, ses cris de vengeance et sa terrible jubilation devant la chute de Babylone, tout semble en opposition avec l’esprit de Jésus » [traduit de Revelation : The Apocalypse of Jesus Christ, Blackwell Bible Commentaries, 2004].

Selon ces auteurs, il serait difficile de concilier le Jésus des Évangiles et le Jésus de l’Apocalypse. Pourtant, Matthieu, Marc, Luc et Jean dévoilent tous un Jésus qui se prononce et agit avec autorité contre les torts des hommes.

En étudiant la question de la violence, il convient de distinguer entre les hommes et les hommes pieux. Y a-t-il une différence entre une guerre humaine et une guerre pieuse ? Y a-t-il une contradiction entre Christ, Roi des rois conquérant, et Christ, Prince de paix ?

« La guerre semble indissociable de la condition humaine. »

Victor Davis Hanson, The Father of Us All: War and History, Ancient and Modern

Le prophète Ésaïe donne cet éclairage : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (Ésaïe 55 : 8‑9). Ce texte est fondateur pour comprendre la violence commise par Dieu.

Dans l’Apocalypse, le Messie, lorsqu’il revient, est présenté tel un guerrier à cheval, taché de sang. La différence essentielle entre Christ et ses ennemis est qu’il agit selon des principes de justice ou de droiture. Jean écrit : « Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice [c’est nous qui soulignons]. Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes ; il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n’est lui-même ; et il était revêtu d’un vêtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu. Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d’un fin lin, blanc, pur. De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations ; il les paîtra avec une verge de fer ; et il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu tout-Puissant. Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apocalypse 19 : 11‑16).

D’après ce texte, le retour de Christ signifiera certainement une fin brutale à l’opposition entre l’homme et Dieu.

QUI COMBAT QUI ?

Qui sont précisément les protagonistes de cette confrontation ultime ? Jean donne cette indication : « Et je vis la bête, les rois de la terre et leurs armées, rassemblés pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval et à son armée » (Apocalypse 19 : 19).

On notera ici qu’un large pan de l’humanité lutte contre Christ lorsqu’il revient, alors que règne celui qui est appelé « la bête », un homme d’une cruauté et d’une fourberie démesurées. Ce super-dirigeant se manifeste tandis que sévit une crise universelle. Les armées auront été rassemblées par des esprits mauvais : « Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-Puissant » (Apocalypse 16 : 14). « Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon » (verset 16). Harmaguédon (en hébreu, Har Megiddo, la montagne de Megiddo), aussi dénommé la plaine d’Esdrelon ou la vallée de Jizreel, se situe aujourd’hui dans le nord d’Israël.

Ces esprits mauvais sont les mêmes anges déchus qui se sont levés pour combattre Dieu sous l’influence virulente de Satan, pendant la rébellion de ce dernier, avant les débuts de l’humanité. La violence fait partie de sa nature et sous-tend ses actions (Ézéchiel 28 : 16 ; Ésaïe 14 : 12‑17) ; il est l’adversaire (en hébreu, satan) et il fonctionne toujours en pratiquant une opposition brutale.

Parmi les opposants de Christ, il y aura dix chefs avec leur armée : « Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête. Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête. Ils combattront contre l’Agneau » (Apocalypse 17 : 12‑14).

Une fois les nations réunies à Harmaguédon, elles se dirigeront au sud pour être rassemblées par Dieu près de Jérusalem. Le prophète Zacharie a évoqué cet épisode en décrivant l’intervention ultime de Christ dans les affaires humaines : « Voici, le jour de l’Éternel arrive […]. Je rassemblerai toutes les nations pour qu’elles attaquent Jérusalem […]. L’Éternel paraîtra, et il combattra ces nations, comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des Oliviers » (Zacharie 14 : 1‑4).

Le résultat immédiat de cette bataille sera l’extermination des ennemis de Christ : « Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l’étang ardent de feu et de soufre. Et les autres furent tués par l’épée qui sortait de la bouche de celui qui était assis sur le cheval ; et tous les oiseaux se rassasièrent de leur chair » (Apocalypse 19 : 20‑21).

C’est la fin terriblement brutale de l’époque de violence la plus extrême de l’histoire humaine.

TOUT UN PASSÉ D’OPPOSITION

Pourquoi Christ doit-il faire la guerre ? La réponse tient à la manière dont Dieu aborde la nature humaine et son attitude profonde, cette dernière étant due à un être impie. Ce sont l’influence et l’activité de cet être qui provoquent l’intervention de Christ au terme de cette ère. Et nous verrons que c’est aussi la fin d’un long passé d’opposition.

Comme nous l’avons noté, Satan est un être violent, antérieur à l’humanité, qui s’oppose à Dieu. Sa violence est impie. Il ne fait pas une guerre juste. Satan est celui qui est à l’origine du désaccord entre les hommes et Dieu :

  • Il a persuadé Adam et Ève de s’opposer à leur Créateur : ils ont rompu la relation qu’ils avaient avec Dieu (rompu ou violé, donc un acte de violence).
  • Il a exploité la faiblesse personnelle de Caïn et son incapacité à surmonter la tentation de pécher, afin de l’inciter à agir avec violence contre Abel.
  • Il a fait en sorte que le monde antédiluvien devienne si violent et corrompu que Dieu a dû intervenir pour y mettre un terme.

Peu après le déluge, Nemrod est apparu en provocateur, défiant Dieu, « vaillant chasseur » (Genèse 10 : 9) et, comme nous l’avons appris, tyran, despote, « premier potentat sur la terre » (1 Chroniques 1 : 10, Bible de Jérusalem).

La lignée de Caïn était éteinte à l’arrivée de Nemrod, mais la manière de l’un, semblable à celle de l’autre, s’est imposée dans l’humanité. Actuellement, nous sommes confrontés à l’héritage de Caïn, ce que Jude, l’un des auteurs du Nouveau Testament, appelle « la voie de Caïn » (verset 11), et que l’on pourrait aussi nommer « la voie de Nemrod », aussi qualifiée de « Babylone la grande » (Daniel 4 : 30 ; Apocalypse 16 : 19) du nom de la cité, du régime et du mode de vie que le souverain avait instaurés à Babel. Le livre de l’Apocalypse porte sur la fin définitive de ce régime qui a tourmenté l’humanité. C’est un ordre économique qui impose un asservissement et des violences systématiques à tous les êtres humains. Il fait le commerce « de corps et d’âmes d’hommes » (Apocalypse 18 : 13) ou de « marchandise humaine » (Bible de Jérusalem).

L’irrespect de Nemrod et de ceux qui suivaient sa voie à Babel n’avait rien d’étonnant pour Dieu. Juste après le déluge, il avait déjà conclu que l’humanité ne pouvait changer d’elle-même : « Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait » (Genèse 8 : 21). Rien n’avait évolué dans le processus de réflexion naturel des gens ; c’est ce même langage que Dieu tenait à l’égard de l’humanité juste avant le déluge (voir Genèse 6 : 5).

La violence des hommes et une guerre injuste motivaient l’intervention divine auparavant, et elles feront partie des raisons pour lesquelles il interviendra à l’avenir.

Aussi loin que remonte l’humanité, la guerre est très souvent la réaction systématique, mais pour des motifs injustes. Les « grands dictateurs » étaient des hommes qui se prenaient pour des dieux. Pourtant, ils ne pouvaient engendrer la paix à travers leurs conflits et leur violence, suscitant seulement davantage de brutalité. Tout cela n’a été qu’une atroce démonstration de la perversion à laquelle Satan a conduit les populations. Une guerre juste sera pour Dieu l’unique manière de traiter ceux qui se rebelleront pendant la dernière ère avant le retour de Christ. Dieu ne fait la guerre que pour des motifs de justice.

UNE SAGESSE RARE

Certains ont saisi en partie le problème propre à l’homme. L’horreur de la guerre a enseigné des vérités essentielles à certains militaires. En 1951, un chef d’état-major de la Seconde Guerre mondiale, Douglas MacArthur, déclarait : « Alliances militaires, répartitions des forces, ligues des nations, ont toutes échoué les unes après les autres, ne laissant d’autre voie que les épreuves de la guerre. L’anéantissement complet qui l’accompagne fige désormais cette alternative. Nous avons eu notre dernière chance. Si nous ne réussissons pas à concevoir un système plus efficace et plus équitable, Harmaguédon sera à notre porte. Au fond, le problème est théologique et passe par une recrudescence spirituelle et un renforcement du caractère humain en adéquation avec nos avancées quasi inégalées en matière scientifique, artistique et littéraire, ainsi qu’avec toutes les évolutions matérielles et culturelles des deux derniers millénaires. Pour sauver la chair, il faudra passer par l’esprit. » MacArthur savait que la guerre, trop souvent la seule réaction adoptée face aux différences entre les hommes, ne peut être supplantée que grâce à un renouveau spirituel.

Un autre homme savait que des principes spirituels étaient la seule réponse à la violence et à l’agression des hommes : le général américain Omar Bradley. En 1948, il a déclaré : « Nous avons beaucoup d’hommes de science et trop peu d’hommes de Dieu. Nous avons compris le mystère de l’atome et rejeté le Sermon sur la montagne. […] Le monde est parvenu à l’intelligence sans la sagesse, et au pouvoir sans la conscience. Dans notre univers de géants du nucléaire, immatures en éthique, nous en savons plus sur la guerre que sur la paix, et plus sur les moyens de tuer que de vivre. »

Cependant, ces hommes ne sont pas caractéristiques, pas plus qu’ils n’ont été capables de faire quoi que ce soit pour entraver la spirale descendante de l’humanité. L’historien Victor David Hanson l’exprime ainsi : « Le conflit restera notre père à tous, tant que la nature humaine se perpétuera, inchangée, à travers le temps, l’espace et les cultures. » Il fait la synthèse suivante : « La guerre est une entreprise totalement humaine » [traduit de The Father of Us All : War and History, Ancient and Modern, 2010].

Cette dernière affirmation n’est pas tout à fait exacte. La guerre n’est pas entièrement l’œuvre des hommes. Satan y a sa part aussi et il est le cerveau d’une guerre injuste. Jésus a prophétisé qu’une guerre totale se produirait à cause de la volonté humaine. À propos de la fin de l’humanité, il a dit : « Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés » (Matthieu 24 : 21‑22). C’est ce genre de guerre que MacArthur et Bradley craignaient.

En réfléchissant aux raisons qui poussent Christ à combattre, il faut aussi préciser que le Père et le Fils ne voient pas la vie humaine comme nous. Pour eux, la mort n’a pas de nature définitive contrairement à ce que pensent la plupart des êtres humains. Tous deux savent que la résurrection, c’est-à-dire l’évolution vers une existence spirituelle, est possible. Ils savent que les hommes peuvent être ramenés à la vie et se relever de la tombe, des profondeurs des océans jusqu’aux confins de l’espace. Le Père sait que son souhait est de voir toute l’humanité sauvée. Si la mort doit venir avant qu’il n’ait commencé à œuvrer auprès d’une personne, il est en mesure de lui offrir cette opportunité.

Le Père et le Fils savent que le mal humain venu du péché ne peut être expié sans la mort d’un substitut, d’un agneau sacrificiel. C’est ce que Jésus a accepté de devenir et ce que le Père a permis, en laissant faire le péché qui est ainsi couvert. Il a « abandonné » son Fils qui, lui, était sans péché et le substitut des péchés de tous. Le péché de l’humanité, le vôtre et le mien, et celui de quiconque a vécu et vivra, est racheté par le sacrifice de Christ : la mort d’un Être divin à notre place.

LA PAIX, PAS LA GUERRE, POUR TOUJOURS

Bien sûr, le jour du Seigneur, quand il viendra, ne se caractérisera pas seulement par la guerre ; ce sera aussi le début d’un monde nouveau. Il représentera la défaite des ennemis de Dieu et l’instauration de la paix. Ce sera le commencement du retour à la vie de tous ceux qui sont morts, afin qu’ils aient l’opportunité de connaître la voie de Dieu. Les innocents qui ont succombé tout au long de l’histoire sous le joug de chefs violents finiront par connaître le véritable Dieu, et non les faux messies trompeurs et destructeurs.

Jésus-Christ est venu avec un message clair annonçant la paix universelle sur la terre lorsque la nature humaine aura été transformée. Il parlait d’un temps de « renouvellement » futur (Matthieu 19 : 28). L’apôtre Pierre a évoqué le « rétablissement de toutes choses » (Actes 3 : 21). La paix fera partie des choses à rétablir. Ce qui est significatif, c’est que dans le futur royaume de Dieu, la guerre injuste des hommes appartiendra au passé : « L’œuvre de la justice sera la paix, et le fruit de la justice le repos et la sécurité pour toujours. Mon peuple demeurera dans le séjour de la paix, dans des habitations sûres, dans des asiles tranquilles » (Ésaïe 32 : 17‑18).

« Il sera le juge des nations, l’arbitre d’un grand nombre de peuples. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes : une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre ».

Ésaïe 2 : 4, Nouvelle Édition de Genève 1979.

Il en est ainsi car le jugement de Christ, conforme à la justice, conduira les nations et les peuples à cesser même d’apprendre à être belliqueux : « Il sera le juge d’un grand nombre de peuples, l’arbitre de nations puissantes, lointaines. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes ; une nation ne tirera pas plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre » (Michée 4 : 3).

Nous verrons la disparition définitive du complexe militaro-industriel. L’agression ne sera plus considérée comme une voie à suivre. On recherchera et enseignera essentiellement la voie de Dieu, et la tendance des hommes à la guerre sera enraillée : « En ce temps-là, on appellera Jérusalem le trône de l’Éternel ; toutes les nations s’assembleront à Jérusalem, au nom de l’Éternel, et elles ne suivront plus les penchants de leur mauvais cœur » (Jérémie 3 : 17).

« Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. »

Apocalypse 21 : 3‑4, Nouvelle Édition de Genève 1979.

Le mode de pensée humain, exploité par le chef spirituel violent qu’est Satan, ne sera plus possible. En conséquence, « on n’entendra plus parler de violence dans ton pays, ni de ravage et de ruine dans ton territoire ; tu donneras à tes murs le nom de salut, et à tes portes celui de gloire » (Ésaïe 60 : 18).